paysagiste-paris
Commencer votre projet
les pieds dans l’eau

Les prairies humides Ces prairies jouent un rôle fondamental dans le cycle de l’eau et notamment dans son épuration avant qu’elle ne rejoigne les nappes phréatiques franciliennes. Ces zones humides ont très fortement régressé au cours du siècle dernier et avec elles tout le cortège d’espèces qui leurs sont inféodées. Idées reçues sur les moustiques […]

Par Maëva Le 5 mars 2024 Temps de lecture : 3m6s

Ces prairies jouent un rôle fondamental dans le cycle de l’eau et notamment dans son épuration avant qu’elle ne rejoigne les nappes phréatiques franciliennes. Ces zones humides ont très fortement régressé au cours du siècle dernier et avec elles tout le cortège d’espèces qui leurs sont inféodées.

Les moustiques ne prolifèrent pas aux abords d’une mare, tout simplement parce que bon nombre de ses habitants en sont friands ! En revanche, une faible quantité d’eau stagnante, dans une cannette de soda présente au sol, suffit à alimenter un quartier en insectes piqueurs. En effet, aucun prédateur ne s’aventure dans ces boîtes.

Les plantes sauvages indigènes sont très attractives pour les papillons, les abeilles et certains coléoptères. Leurs feuilles, leurs tiges ou bien encore leurs racines nourrissent chenilles, criquets ou sauterelles.

De nombreux mélanges de semences vendus dans le commerce sont composés d’une dizaine d’espèces qui favorisent fortement l’abeille domestique, qui n’est pourtant pas l’acteur unique de la pollinisation.

Les abeilles solitaires, les papillons, les syrphes ou les coléoptères, comme les longicornes ou la Cétoine dorée sont d’excellents pollinisateurs, qu’il convient de préserver, en leur offrant des sources de nourriture variées. Les papillons peuvent être les pollinisateurs exclusifs de certaines plantes, qui dépendent donc entièrement d’eux pour se reproduire.

L’objectif d’une prairie favorable aux pollinisateurs n’est pas un fleurissement spectaculaire, comme il est possible d’en voir dans certains catalogues. L’idée est bien de faire alliance avec la nature et non de la contraindre ou de s’opposer à elle. Passée la première année où les annuelles aux couleurs vives sont prédominantes, le mélange s’adapte aux conditions spécifiques du lieu. Des espèces s’accommodent mieux que d’autres et certaines disparaissent.

Nous devons aussi accepter le retour des mal-aimées comme la Ronce ou l’Ortie, qui sont à tort déconsidérées, voire systématiquement désherbées.

Leur présence est pourtant essentielle au cycle de vie de nombreuses espèces.

Plusieurs règles sont à suivre pour le développement optimum de la prairie fleurie : le site doit être ensoleillé, protégé des vents dominants et bien évidemment du piétinement. Le sol doit être pauvre en matière organique, car un excès d’éléments nutritifs favorise les graminées.

Des espèces sauvages peuvent tout à fait prendre place aux pieds de plantes cultivées, comme les Tulipes ou les Roses. Certains mariages sont très heureux, lorsque l’on joue sur la complémentarité des couleurs. De plus, les plantes indigènes maintiennent l’humidité et peuvent être répulsives pour certains parasites.

Ainsi, le Bugle rampant, la Véronique petit-chêne ou le Lotier corniculé peuvent « habiller » les massifs de plantes à bulbes, pour y créer de très beaux contrastes.

Une coupe haute du gazon (6-8 cm) permet d’économiser plusieurs tontes, le rend plus résistant à la sécheresse, limite le développement des mousses et y fait renaître la vie.

Contrairement à de nombreuses plantes horticoles, qui ont besoin d’être « dopées », les plantes indigènes ne nécessitent pas d’apports spécifiques.

Si le compost peut néanmoins être utilisé au pied de certaines vivaces, aucun engrais ne doit alimenter les prairies fleuries. La fertilisation n’est pas l’alliée des plantes à fleurs.

Le fauchage s’effectue tard, au cours de l’été ou à l’automne, le temps pour les plantes de monter en graines. Laissés quelques jours sur place, pour favoriser le réensemencement, les végétaux sont ensuite exportés pour ne pas enrichir le sol. Toutefois, le fauchage annuel n’est pas indispensable. Il en suffit d’un tous les deux ou trois ans pour éviter le développement d’arbustes ou arbres qui aboutirait à la fermeture du milieu.

Florilèges prairies a été co-élaboré en 2014 puis lancé en 2015 par le Muséum national d’Histoire naturelle, Plante & Cité, le Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien, le Département de Seine-Saint-Denis et l’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France pour améliorer les connaissances de l’effet des pratiques de gestion sur la qualité écologique des prairies.

A lire aussi
Créons Ensemble
Terrasse et jardin de paris conçoit et réalise
tout ce dont vous rêvez en extérieur