les pieds dans l’eau
Par Maëva
Le 23 juillet 2024
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Zone humide & plante
La conservation des zones humides est essentielle pour préserver leur fonction écologique et leur biodiversité. Les menaces incluent le drainage pour l’agriculture, la pollution, l’urbanisation, et le changement climatique.
Les zones humides sont des environnements naturels ou artificiels saturés d’eau de manière permanente ou saisonnière. Elles comprennent des marais, des marécages, des tourbières, des prairies humides, des mangroves et des marais salants. Ces écosystèmes jouent un rôle crucial dans la régulation du climat, la purification de l’eau, le contrôle des inondations et la biodiversité.


Les prairies humides
Ces prairies jouent un rôle fondamental dans le cycle de l’eau et notamment dans son épuration avant qu’elle ne rejoigne les nappes phréatiques franciliennes. Ces zones humides ont très fortement régressé au cours du siècle dernier et avec elles tout le cortège d’espèces qui leurs sont inféodées.


Les moustiques ne prolifèrent pas aux abords d’une mare, tout simplement parce que bon nombre de ses habitants en sont friands ! En revanche, une faible quantité d’eau stagnante, dans une cannette de soda présente au sol, suffit à alimenter un quartier en insectes piqueurs.
Les plantes sauvages indigènes sont très attractives pour les papillons, les abeilles et certains coléoptères. Leurs feuilles, leurs tiges ou bien encore leurs racines nourrissent chenilles, criquets ou sauterelles.


Les abeilles solitaires, les papillons, les syrphes ou les coléoptères, comme les longicornes ou la Cétoine dorée sont d’excellents pollinisateurs, qu’il convient de préserver.


Prairies fleuries, attention aux mélanges, de nombreux mélanges de semences vendus dans le commerce sont composés d’une dizaine d’espèces qui favorisent fortement l’abeille domestique, qui n’est pourtant pas l’acteur unique de la pollinisation.


S’éloigner du « tape à l’oeil « .
L’objectif d’une prairie favorable aux pollinisateurs n’est pas un fleurissement spectaculaire, comme il est possible d’en voir dans certains catalogues. L’idée est bien de faire alliance avec la nature et non de la contraindre ou de s’opposer à elle. Passée la première année où les annuelles aux couleurs vives sont prédominantes, le mélange s’adapte aux conditions spécifiques du lieu. Des espèces s’accommodent mieux que d’autres et certaines disparaissent.
L’objectif d’une prairie favorable aux pollinisateurs n’est pas un fleurissement spectaculaire, comme il est possible d’en voir dans certains catalogues. L’idée est bien de faire alliance avec la nature et non de la contraindre ou de s’opposer à elle. Passée la première année où les annuelles aux couleurs vives sont prédominantes, le mélange s’adapte aux conditions spécifiques du lieu. Des espèces s’accommodent mieux que d’autres et certaines disparaissent.


Laissons s’exprimer la nature, sans exception
Nous devons aussi accepter le retour des mal-aimées comme la Ronce ou l’Ortie, qui sont à tort déconsidérées, voire systématiquement désherbées.
Leur présence est pourtant essentielle au cycle de vie de nombreuses espèces.
Leur présence est pourtant essentielle au cycle de vie de nombreuses espèces.


Bien choisir le lieu d’implantation, plusieurs règles sont à suivre pour le développement optimum de la prairie fleurie : le site doit être ensoleillé, protégé des vents dominants et bien évidemment du piétinement. Le sol doit être pauvre en matière organique, car un excès d’éléments nutritifs favorise les graminées.
Entretien : service minimum, contrairement à de nombreuses plantes horticoles, qui ont besoin d’être « dopées », les plantes indigènes ne nécessitent pas d’apports spécifiques.




Si le compost peut néanmoins être utilisé au pied de certaines vivaces, aucun engrais ne doit alimenter les prairies fleuries. La fertilisation n’est pas l’alliée des plantes à fleurs.
Le fauchage s’effectue tard, au cours de l’été ou à l’automne, le temps pour les plantes de monter en graines. Laissés quelques jours sur place, pour favoriser le réensemencement, les végétaux sont ensuite exportés pour ne pas enrichir le sol. Toutefois, le fauchage annuel n’est pas indispensable. Il en suffit d’un tous les deux ou trois ans pour éviter le développement d’arbustes ou arbres qui aboutirait à la fermeture du milieu.
Le fauchage s’effectue tard, au cours de l’été ou à l’automne, le temps pour les plantes de monter en graines. Laissés quelques jours sur place, pour favoriser le réensemencement, les végétaux sont ensuite exportés pour ne pas enrichir le sol. Toutefois, le fauchage annuel n’est pas indispensable. Il en suffit d’un tous les deux ou trois ans pour éviter le développement d’arbustes ou arbres qui aboutirait à la fermeture du milieu.
Suivez la qualité de vos prairies, florilèges prairies a été co-élaboré en 2014 puis lancé en 2015 par le Muséum national d’Histoire naturelle, Plante & Cité, le Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien, le Département de Seine-Saint-Denis et l’Agence régionale de la biodiversité en Île-de-France.






