Terrasse et jardin Interview César Saint-Ouen : « Comment augmenter la valeur de votre bien »
Terrasse et jardin : comment augmenter la valeur de votre bien immobilier Un espace extérieur bien aménagé peut transformer la valeur d’un appartement ou d’une maison. Depuis la crise sanitaire, les Français ont redécouvert l’importance d’avoir accès à un balcon, une terrasse ou un jardin. Résultat : les biens avec extérieur se vendent plus vite […]
Terrasse et jardin : comment augmenter la valeur de votre bien immobilier
Un espace extérieur bien aménagé peut transformer la valeur d’un appartement ou d’une maison. Depuis la crise sanitaire, les Français ont redécouvert l’importance d’avoir accès à un balcon, une terrasse ou un jardin. Résultat : les biens avec extérieur se vendent plus vite et plus cher.
Mais entre les contraintes de copropriété, les règles d’urbanisme et les questions techniques, aménager un espace extérieur à Paris relève souvent du parcours du combattant. César Saint-Ouen, Président Fondateur de Terrasse et Jardin de Paris, nous éclaire sur les clés d’une valorisation immobilière réussie.


Quelle plus-value apporte un espace extérieur ?
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Un appartement disposant d’une terrasse ou d’un petit jardin de plain-pied peut se négocier de 5 à 15% plus cher qu’un bien équivalent sans extérieur. Dans les grandes métropoles comme Paris, Lyon ou Marseille, cette plus-value peut atteindre 25%. Les grandes terrasses de plus de 50 m² font parfois grimper le prix jusqu’à 30%.
La crise du Covid-19 a accentué cette tendance. Dans les trois années suivant la pandémie, les appartements avec accès extérieur ont connu une augmentation moyenne de 21,5%, contre seulement 15% pour ceux qui n’en possédaient pas. La présence d’un balcon ou d’une terrasse est désormais le deuxième critère de valorisation d’un bien, juste après la date de construction.
Pour les propriétaires qui envisagent une revente, l’aménagement d’un espace extérieur représente donc un investissement stratégique. À condition de bien connaître les règles du jeu, particulièrement en copropriété. Des solutions de financement existent d’ailleurs pour accompagner ces projets de végétalisation.
98% des terrasses parisiennes appartiennent à la copropriété
C’est une réalité que beaucoup de propriétaires ignorent. César Saint-Ouen pose d’emblée le cadre : « 98% des terrasses et des balcons à Paris ne sont pas privés. Elles sont à usage exclusif mais appartiennent à la copropriété. »
Cette distinction juridique a des conséquences importantes. Le propriétaire jouit de l’espace, mais la copropriété en reste propriétaire. Cela signifie que l’entretien de l’étanchéité, par exemple, incombe à l’ensemble des copropriétaires.
César Saint-Ouen précise : « Si demain il faut refaire l’étanchéité, les gens d’un immeuble râlent parce qu’ils n’ont pas de terrasse, mais ils payent l’étanchéité de la terrasse du dernier étage. » Ce système a une logique : si un propriétaire n’avait pas les moyens d’entretenir sa terrasse, il pourrait mettre en danger l’immeuble tout entier. L’entretien collectif garantit la pérennité du bâti.
Le syndic et le règlement de copropriété : premiers obstacles
Le premier frein à l’aménagement d’une terrasse vient souvent du syndic. « C’est le syndic qui en général n’y connaît rien, qui invente plein de choses et qui met des interdits partout », constate César Saint-Ouen avec franchise.
Les règlements de copropriété sont parfois excessifs dans leurs restrictions. Certains interdisent les végétaux, les tapis extérieurs, ou tout aménagement sans distinction. Pourtant, le droit de jouissance exclusive donne au propriétaire une certaine liberté d’aménagement. César Saint-Ouen est catégorique : « Moi j’ai des clients qui ont été devant la justice et qui ont gagné. »
Les tribunaux reconnaissent qu’un minimum d’aménagement doit être possible pour celui qui dispose d’un usage exclusif. Pour les propriétaires souhaitant transformer leur cour intérieure ou aménager leur toit-terrasse, il est essentiel de bien connaître ses droits avant de négocier avec la copropriété.
La question du poids : des chiffres souvent sous-estimés
Parmi les contraintes techniques, le poids autorisé sur une terrasse cristallise beaucoup d’inquiétudes. Et pour cause : les chiffres communiqués sont rarement les vrais.
César Saint-Ouen révèle les coulisses : « J’ai discuté avec des architectes qui allaient livrer un immeuble. L’architecte me disait : le vrai poids, c’est 800 kilos au mètre carré. Mais pour nous couvrir, on a donné au syndic 350 kilos. Et le syndic, pour se couvrir, donne dans le règlement de copropriété 150 kilos. »
Or 150 kg/m², ça va vite avec des pots, du mobilier et des matériaux de terrasse. La solution ? Faire intervenir un ingénieur structure qui donnera le vrai poids autorisé.
« On a des ingés structures qui interviennent pour donner le vrai poids. Parfois on n’a plus les plans, on ne sait plus qui était l’architecte, l’immeuble date de 1900. Mais ça permet de calmer tout le monde. »
À noter également : les terrasses sur plots répartissent le poids différemment. Environ 20% de la charge s’élargit sur les dalles adjacentes, ce qui réduit la contrainte ponctuelle.


L’étanchéité : responsabilité partagée
L’étanchéité est le nerf de la guerre pour toute terrasse. C’est aussi un point de friction récurrent entre copropriétaires. Deux obligations s’imposent au propriétaire disposant d’un usage exclusif :
- Prévoir des trappes d’accès pour permettre la vérification des évacuations d’eau de pluie
- Accepter que ses aménagements soient déplacés en cas de travaux de réfection
« Il faut pouvoir tout retirer et tout remettre », résume César Saint-Ouen. Son équipe a développé une méthode efficace : « On arrive à être en contact avec la société d’étanchéité. On va tout mettre à gauche, ils font à droite. Quand ils ont fait à droite, on met tout à droite et ils font à gauche. » Cette coordination évite d’évacuer entièrement la terrasse.
Urbanisme : anticiper les démarches avec la mairie
Avant de déposer un dossier en mairie, Terrasse et Jardin de Paris adopte une démarche proactive : « Ce qu’on fait en général, c’est qu’on va voir la mairie et qu’on présente les plans avant de déposer le dossier. Ils nous font faire des petites modifs et on a plus d’assurance que le dossier passe. »
L’argument de la végétalisation joue en faveur des projets. « On essaye évidemment d’expliquer qu’on va quand même végétaliser en général les terrasses, et donc on est quand même dans le bon sens. » Pour en savoir plus sur les démarches administratives, consultez notre guide sur le permis d’aménagement de terrasse à Paris.
Pour les projets situés dans des secteurs protégés, le maire peut décider de mandater un Architecte des Bâtiments de France. Mais cette intervention n’est pas systématique. César Saint-Ouen cite l’exemple d’une pergola inspirée des dessins de Léonard de Vinci : « Tous les architectes m’ont dit qu’il fallait l’autorisation des Monuments de France. Et finalement, le maire a dit : non, non, ça nous va très bien, c’est très beau. »
Le PLU bioclimatique de Paris : nouvelles contraintes, nouvelles opportunités
Le Plan Local d’Urbanisme bioclimatique de Paris impose de nouvelles règles, particulièrement pour les constructions neuves :
- 80% des toitures des immeubles neufs doivent être végétalisées
- Un Indice de Végétalisation du Bâti (IVB) est obligatoire pour obtenir un permis de construire
- 50% des végétaux doivent être des essences issues du bassin parisien
Thomas, architecte chez Terrasse et Jardin de Paris, nuance ces exigences : « Les essences issues du bassin parisien ne sont pas vraiment adaptées aux conditions climatiques des toitures-terrasses en R+7 ou R+8. Le vent, la chaleur, la faible épaisseur de terre… Il serait plus pertinent d’utiliser des végétaux du bassin méditerranéen, capables de supporter ces conditions. »
Un jardin méditerranéen en terrasse peut d’ailleurs offrir une solution à la fois esthétique et résistante aux conditions climatiques exigeantes des toits parisiens.
Des solutions techniques pour chaque contrainte
Terrasse et Jardin de Paris a développé une expertise complète pour accompagner les propriétaires face à ces contraintes :
Bureau d’études intégré : Architecte, ingénieur structure et étancheur travaillent ensemble pour anticiper tous les aspects du projet. Cette approche globale permet de présenter des dossiers solides aux copropriétés et aux mairies. Notre bureau d’études paysagiste coordonne l’ensemble des intervenants.
Accompagnement en AG : L’équipe peut intervenir en visioconférence lors des assemblées générales de copropriété pour répondre aux questions des autres copropriétaires et rassurer sur les aspects techniques.
Création de terrasses : Au-delà de l’aménagement, TJDP réalise des projets de création complète. « On va casser le plafond, créer un escalier, créer la terrasse. Elle n’existe pas au départ. »
Ombrage innovant : Les toiles micro-perforées représentent une solution efficace contre la chaleur. « Le Palais de Justice de Paris n’a pas de clim et il a ces toiles. Ça enlève 80% du soleil qui tape sur la vitre et ça évite la climatisation », explique César Saint-Ouen. L’astuce : la toile doit être placée à l’extérieur pour que le soleil ne tape pas sur la vitre. Pour préserver votre intimité, d’autres solutions existent également.




Comparatif : impact des aménagements sur la valeur immobilière
| Aménagement | Plus-value estimée | Remarques |
|---|---|---|
| Terrasse aménagée (<10m²) | +4 à 8% | Impact limité mais réel |
| Terrasse végétalisée (10-50m²) | +9 à 15% | Coefficient fort en zone urbaine |
| Grande terrasse (>50m²) | +15 à 30% | Potentiel d’aménagement multiple |
| Jardin en rez-de-chaussée | +5 à 25% | Variable selon localisation |
| Piscine | +16 à 20% | Surtout dans les régions ensoleillées |
| Pergola/tonnelle | +5 à 10% | Crée un espace de vie supplémentaire |
Se protéger des contentieux : le constat d’huissier
L’expérience a conduit Terrasse et Jardin de Paris à adopter une mesure préventive originale. « Les copropriétés attendent qu’il y ait des travaux pour faire porter la responsabilité des rayures ou des dégradations aux artisans », explique César Saint-Ouen.
La solution ? « On fait venir un huissier de justice qui vient filmer toutes les parties communes avant qu’on intervienne. Ça coûte 300 euros. Dès le premier courrier ou le premier coup de téléphone, on montre la vidéo avec la date et l’heure de l’huissier. Et là on n’entend plus personne. »
Cette approche, habituellement réservée aux grands chantiers d’infrastructure, s’avère redoutablement efficace pour les projets résidentiels.
Vers un règlement de copropriété harmonisé ?
César Saint-Ouen plaide pour une évolution des règlements de copropriété : « Il faudrait un socle de base où on dit qu’on ne peut pas interdire si on végétalise, si les racines ne sont pas traçantes, si elles ne sont pas directement sur l’étanchéité. Laisser les aménagements se faire pour végétaliser nos villes, ça serait déjà pas mal. »
Car aujourd’hui, 70 à 80% des terrasses n’ont pas été conçues à l’origine comme des espaces à verdir. « Dans les années 30, 40, 50, c’était pas trop le sujet. Aujourd’hui ça a changé. Il faudrait justement harmoniser un peu les règlements de copro. »


Applications concrètes pour vos espaces extérieurs
Les structures et aménagements proposés par Terrasse et Jardin de Paris s’adaptent à de nombreuses configurations d’espaces extérieurs en Île-de-France :
Balcons haussmanniens : Même les balcons de 80 cm de profondeur peuvent être végétalisés. L’arrosage automatique devient indispensable car le vent dessèche rapidement les végétaux. L’aménagement de balcon à Paris requiert une expertise spécifique en termes de choix de pots, de végétaux et d’éclairage.
Terrasses d’appartement : L’aménagement de terrasse d’appartement implique de coordonner les aspects techniques (poids, étanchéité, évacuation) avec les attentes esthétiques du propriétaire. Et pourquoi ne pas en profiter même en hiver ?
Cours d’immeubles : Les cours parisiennes offrent un potentiel de transformation considérable, visible dans nos réalisations avant-après.
Terrasse et Jardin de Paris : un accompagnement de A à Z
Le marché de l’aménagement extérieur premium se porte bien. « On a beaucoup de demandes, beaucoup de bouche à oreille, beaucoup de voisins qui ont vu ce qu’on a fait et qui nous contactent », témoigne César Saint-Ouen.
Que ce soit pour une terrasse nécessitant une végétalisation complète, un balcon à optimiser, ou un jardin à repenser, l’équipe de paysagistes à Paris accompagne chaque projet de la conception à la réalisation.
Notre bureau d’études prend en charge les aspects techniques et administratifs : étude de faisabilité, dossiers mairie, coordination avec les copropriétés. L’objectif : que le propriétaire profite d’un espace extérieur valorisant sans subir les tracas administratifs.
Une fois le projet réalisé, notre service d’entretien garantit la pérennité de votre investissement année après année. Pour découvrir comment votre espace extérieur peut augmenter la valeur de votre bien, contactez notre équipe pour une étude personnalisée.




